Les campagnes françaises ont connu ces dernières années d’importantes évolutions socio-économiques. Alors que la majorité de ces espaces connaît un regain plus ou moins marqué, certains enjeux auxquels ils sont confrontés n’avaient toutefois pas, ou peu, été pris en compte et utilisés pour inspirer les politiques publiques.
La DATAR propose donc une nouvelle typologie des campagnes françaises pour dépasser le seul critère de densité et l’approche selon laquelle le rural est le négatif de l’urbain.
Cette typologie concerne toutes les communes de métropole qui n’appartiennent pas à une unité urbaine regroupant plus de 10 000 emplois.
L’étude distingue trois groupes donnait naissance à sept classes :
1. Les campagnes des villes, du littoral et des vallées urbanisées
- Les campagnes densifiées, en périphérie des villes, à très forte croissance résidentielle et à économie dynamique ;
- Les campagnes diffuses, en périphérie des villes, à croissance résidentielle et dynamique économique diversifiée ;
- Les campagnes densifiées, du littoral et des vallées à forte croissance résidentielle et à forte économique présentielle.
2. Les campagnes agricoles et industrielles.
3. Les campagnes vieillies à très faible densité :
- Les campagnes à faibles revenus, économie présentielle et agricole ;
- Les campagnes à faibles revenus, croissance résidentielle, économie présentielle et touristique ;
- Les campagnes à faibles revenus, croissance résidentielle, économie présentielle et touristique dynamique, avec éloignement des services d’usage courant.
Pour les auteurs de cette étude, ces territoires sont confrontés à plusieurs enjeux :
- la métropolisation remet en question le rôle important des bourgs et des petites villes dans le fonctionnement du territoire face à l’émergence d’un réseau de grandes villes en province ;
- la littoralisation et l’urbanisation croissante des vallées fluviales et alpines, qui entraîne une augmentation de la concentration de la population, posent un problème pour la gestion de ces milieux remarquables ;
- la périurbanisation pose notamment le problème de l’accessibilité des emplois et des services dans un espace en forte croissance résidentielle ;
- la marginalisation de certains territoires induit de nouveaux enjeux socio-économiques comme le rétablissement de la cohésion sociale ou encore la préservation des milieux remarquables ;
- enfin, il apparaît vital d’améliorer l’accompagnement pour l’insertion et l’accès à l’emploi dans les territoires ruraux.
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